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De
Mirbeau à Robin 

Mirbeau et l'école


Lorsque Paul Robin, victime d'une campagne de calomnies, est relevé de ses fonctions à Cempuis le 30 août 1894, Octave Mirbeau prend immédiatement sa défense. Dans Le Journal du 9 septembre 1894 il écrit :
" M. Robin, directeur de l'orphelinat de Cempuis, a été révoqué de ses fonctions. Il fallait s'y attendre, et nous ne sortons pas du programme. Comme on n'avait à lui reprocher que son grand dévouement, la belle générosité de son âme et la supériorité de son intelligence, on n'a pas pris la peine, dans l'arrêté qui le dépouille, d'expliquer cet acte administratif, lequel est vraiment une chose lâche et honteuse, quelques-uns ont même prononcé : un crime. M. Robin a été révoqué purement et simplement, sans phrases. C'est plus commode. Cela laisse aussi
précieux avantage −, autour de l'homme frappé sans raison et avec une si muette rigueur, on ne sait quelles vagues, quelles étranges accusations que chacun est libre d'interpréter à sa fantaisie, et de transformer, selon la malpropreté de son coeur, en images licencieuses et comme les écoles des frères nous en ont montré, hélas ! de trop fréquents, de trop transparents exemplaires. " (1)

Octave Mirbeau n'a pas été un pédagogue mais son propre vécu scolaire et l'observation lucide de son siècle l'ont très vite conduit à se soucier de pédagogie, même s'il n'a pas à proprement parler théorisé sur le sujet. Ce qui le met en convergence de vue avec Robin. Ainsi lorsque ce dernier écrit à propos de l'enseignement de l'histoire :
 
" L'histoire est actuellement une science dont il est presque impossible de donner des notions sérieuses à des enfants. Repoussant la base providentialiste et l'enthousiasme patriotique de l'enseignement ancien, nous ne pourrions expliquer les crimes sans nombre dont nous aurions à faire le récit qu
e comme des aberrations de l'esprit humain, ce qui n'aurait pour effet que de jeter un trouble funeste dans de jeunes cerveaux. " (2), on peut rapprocher ce jugement de ce que ressent, à propos d'une certaine façon d'enseigner l'histoire, le jeune héros de Mirbeau dans Sébastien Roch : " Quelquefois, à la classe du samedi, pour distraire les élèves, le professeur leur lisait des épisodes de la Révolution française, des récits dramatiques des guerres de Bretagne et de Vendée. Sébastien y retrouvait les mêmes physionomies ogresques que dans les livres de classe, la même irruption de fous sinistres, les mêmes clameurs de guerre et de haine furieuse. Mais, cette fois, les noms de Marat, de Robespierre, remplaçant ceux des rois, des conquérants, retentissaient avec épouvante ; la guillotine y fonctionnait, aussi rouge de sang que la framée des grands hommes et le glaive de Dieu. Il ne comprenait pas pourquoi on l'obligeait à détester ceux-là, alors qu'on lui recommandait de vénérer les autres. " (3)

Mais les hommes de bien dérangent et n'est-ce pas parce qu'ils dérangent qu'ils sont souvent couverts d'opprobre par les envieux, les calomniateurs et les imbéciles ? A propos de l'injustice faite à Paul Robin, Octave Mirbeau est dans le même registre que Giacomo Leopardi (1798 -1837) affirmant dans ses Pensées  : " Le monde n'est que l'association des coquins contre les gens de bien, des plus vils contre les plus nobles. " 
(4)
Cependant, s'agissant de Robin, Mirbeau est plus explicite : " La morale chrétienne et la raison d'État exigent que l'on continue de s'acharner contre l'ennemi à terre. On doit le piétiner jusqu'à ce qu'il n'en reste plus trace. C'est ce qu'on fait. Il ne se passe pas de jour qu'on n'outrage M. Robin avec fureur, qu'on ne le calomnie férocement, qu'on ne le représente comme une sorte de monstre sadique, et, même,comme un joyeux escroc. N'a-t-on pas insinué qu'il avait peut-être, car il faut être prudent et canaille dans l'insinuation, détourné une somme de deux cent mille francs, sans doute pour satisfaire d'inavouables passions ? " (5)

Alors Mirbeau entreprend une vigoureuse réhabilitation de celui dont le crime a été de mettre en oeuvre une Éducation qui a permis à des enfants de vivre "dans la plus grande liberté possible"  et qui "
les a faits ou laissés des êtres moraux et bons".
(6)
" Tous ceux qui connaissent M. Robin disent de lui que c'est le meilleur des hommes, que nulle âme ne fut plus ardente au bien, plus consciente de ses devoirs, plus clairvoyante et scrupuleuse dans cette délicate et sublime mission : l'éducation de l'enfance.
Tous ceux qui connaissent l'école de Cempuis en rapportent des choses touchantes et charmantes. Jamais on ne vit dans une agglomération d'enfants, autant de santé et de joie. Rien que des joues fraîches, des corps souples, et des regards heureux qui ignorent les curiosités impures et la déprimante tristesse des mystères cachés. Un homme d'une haute vertu m'a dit, au retour d'une visite à Cempuis, textuellement ceci :
 
Pour la première fois, j'ai eu l'impression d'une enfance et d'une jeunesse vraiment jeunes et enthousiastes, et j'ai compris qu'il pouvait sortir de là de vrais hommes et de vraies femmes, c'est-à-dire des êtres admirablement armés pour le travail et la vie sociale et qui, protégés conte les disciplines esclavagistes de l'autorité, contre les déceptions énervantes des religions, purs de tout mensonge, sauront peut-être trouver le bonheur en soi-même, et réaliser par là la beauté de la vie. Ce qu'il y a de merveilleux et de profond dans le système de M. Robin, c'est qu'il a su faire du travail une foi, et qu'il a illuminé le plus vulgaire des métiers d'une belle lueur, d'une radieuse flamme d'idéal. Le plus difficile est d'apporter, en ce que l'on fait, une chaise, une paire de bottes, un semis de fleur, une étoffe, un tableau, un livre, de l'amour, qui est aussi de l'intellectualité. A ce compte, il n'y a plus d'infériorité  dans les métiers, même les plus humbles, et un serrurier qui travaille son fer avec amour, et par conséquent avec art, vaut le sculpteur admiré qui crée une belle statue et l'écrivain qui produit un beau livre. Voilà ce que M. Robin apprend à ses enfants. Et il n'est pas téméraire d'espérer qu'il peut sortir de cet admirable système toute une rénovation dans les conditions sociales. Élever l'ouvrier jusqu'au rôle de créateur conscient, donner à sa vie l'intérêt de toute une recherche, de tout un rêve d'artiste, quoi de plus beau ? ... " (7)

Quoi de plus beau en effet ? Et qu'en est-il aujourd'hui ?  Que veut-on pour l'ouvrier dont on prétend qu'il a disparu? Que veut-on pour la jeunesse, pour "nos enfants" en ce mirobolant "21ème siècle" de "mondialisation", d'hypercommunication, de débilitante surconsommation, de dévastation environnementale, de réchauffement climatique, de potentielles catastrophes écologiques dont les conséquences pourraient s'avérer dramatiques même pour les possédants et les maniaques du profit ? A quel sombre projet veut-on livrer la jeunesse ?
Mirbeau désespérément lucide mais aussi sereinement révolté n'ajoutait-il pas pour conclure son plaidoyer en faveur de Robin ce qui vaut pour tous les pouvoirs religieux et politiques ? 
" C'est bien là que le prêtre et le politique, à qui, pour perpétuer leur domination, il faut des troupeaux de brutes, ont flairé le danger. Ils ont compris que, de Cempuis et des établissements fondés sur la même philosophie de liberté et de dignité humaine, ne sortiraient plus les électeurs soumis et les fervents du mensonge religieux. Il fallait décourager tous les novateurs, et les novateurs ont été frappés dans la personne même de M. Robin. Ils sauront maintenant à quoi l'on s'expose en tentant de réveiller, dans la brute humaine, ce qui y sommeille de divin. " (8)




Mirbeau rejoint aussi Robin sur le terrain du néomalthusianisme*. Ne convient-il pas de réguler les naissances lorsque la misère conduit à l'infanticide ? Ainsi ce paysan s'exprimant devant les juges :
" Je me suis marié, il y a juste un an, et ma femme devint grosse, dès le premier mois. Je réfléchis. Un enfant à nourrir, quand déjà on ne peut pas se nourrir soi-même, c'est bête. "Il faut faire disparaître ça !" dis-je à ma femme. " (9)
Cette solution ne peut recueillir que la réprobation des partisans d'une politique nataliste qui ne se préoccupent pas pour autant des conditions dans lesquelles naissent et grandissent les enfants des pauvres qu'ils souhaitent nombreux cependant ; leur principal souci étant que le pays ne manque pas de bras pour l'industrie ni le moment venu de "chair à canon".

La mouise par Bernard Naudin

Une jeune femme est sur le point d'accoucher. Elle était domestique dans une ferme. Ses patrons l'ont congédiée. Elle voudrait être reçue dans un hospice pour mettre son enfant au monde. Le maire d'un petit village à qui elle se présente, un homme d'une exceptionnelle humanité, parviendra après bien des démarches et des objections à la faire admettre dans un de ces établissements.
Ce "brave homme", cet "homme instruit" qui "se donne le luxe inouï de penser" est aussi sans illusions lorsqu'il pense.
"Je sais bien ce qu'il y aurait à faire... Tout est à faire... Mais comment ? La justice, la pitié, l'amour sont entravés par les lois...
Toutes les lois sont oppressives et criminelles... Elles ne protègent que les riches et les heureux... Elles sont inexorables aux pauvres gens... Est-ce que ça ne finira pas bientôt, cette société de bourgeois implacables* à qui, pour se sentir vraiment riches et pour jouir de leurs richesses volées, il faut le spectacle toujours agrandi de la souffrance humaine, comme il faut à certains débauchés la vue du sang et des chairs flagellées ? " (10)

Et l'homme, sentant monter en lui cette compassion pour les marginaux et les déclassés qui est proprement celle qui habitait Mirbeau, en vient à exprimer un point de vue néomalthusien que Mirbeau développera par ailleurs dans une série d'articles intitulés Dépopulation.
" Ah ! qui donc rendra à jamais stériles les flancs des pauvres gens, et qui donc leur arrachera du coeur l'amour qui tue.
Il regarda la nuit qui enveloppait les champs, la forêt, les villages, et il sentit s'élever en lui, du fond de son être, une pitié immense et un immense amour pour les pauvres voleurs et les pauvres putains qui rôdent dans les ténèbres amies. "
(11)

Tout le problème est bien là en effet. Misère et descendance n'ont jamais pu se conjuguer harmonieusement. Aujourd'hui encore la mise en examen du corps social que formule Mirbeau dans le premier article de la série Dépopulation demeure hélas valide dans nombre de pays et pas forcément les plus pauvres. En dépit de déclarations et d'élans vertueux réitérés en périodes électorales ici ou là, et même à la tribune d'instances internationales, la misère persiste et s'étend. Alors pesons bien les mots qu'employait Octave Mirbeau dans Le Journal du 18 novembre 1900 pour prendre radicalement la mesure de ce phénomène et de ses causes.
" Dans un état social comme le nôtre, dans un état social qui entretient précieusement, scientifiquement, dans des bouillons de culture spéciaux, la misère et son dérivé, le crime, dans un état social qui, en dépit des enquêtes nouvelles des philosophies, ne s'appuie que sur les forces préhistoriques, le meurtre et le massacre, qu'est-ce que peut bien faire au peuple
la seule classe, d'ailleurs, qui fasse encore des enfants  cette question tant discutée de la dépopulation ? S'il était clairvoyant, logique avec sa misère et sa servitude, il devrait souhaiter, non son extinction, mais son redoublement. " (12)

Dans
Dépopulation II, Mirbeau relate une conversation avec l'ouvrier menuisier venu réparer sa bibliothèque. Cet "homme très intelligent et qui aime à causer"13 apprend à Mirbeau qu'ayant eu trois enfants tous morts en bas âge du fait de la misère et de l'insuffisance des soins dispensés à l'hôpital public, il est bien résolu à ne plus en avoir. Réagissant aux projets de la politique nataliste alors en cours que lui explique posément Mirbeau, il a cette répartie que pourraient reprendre à leur actif bien des laissés pour compte, bien des "exclus" de nos modernes sociétés de surconsommation : " (...) Et qu'est-ce qu'ils nous chantent, avec leur sacrée dépopulation ?... Quand tous ces beaux farceurs auront fait leur examen de conscience et qu'ils auront reconnu loyalement que le mal n'est pas en nous, mais dans la constitution même de la société, dans la barbarie et dans l'égoïsme capitaliste des lois qui ne protègent que les heureux, alors, on pourra peut-être causer. D'ici-là, nous continuerons à jeter au vent qui la dessèche la graine humaine et les germes de vie... Qu'est-ce que cela me fait, à moi, la richesse et la gloire d'un pays où je n'ai qu'un droit, celui de crever de misère, d'ignorance et de servitude ?..." (13)

Mais ceux qui dorment bien au chaud sur un matelas d'actions et d'obligations, qui encaissent les dividendes et les royalties, les salaires hors échelle et les "stock-options", ceux que la fée boursière a touché de sa baguette magique et dont les comptes bancaires se bonifient sans qu'ils aient besoin de lever le petit doigt, s'indignent parfois vertueusement, en fort belles âmes, de cette misère décidément insoutenable. Alors la charité s'exerce, les bienfaiteurs se mobilisent. Or Mirbeau a des mots parfaitement sentis sur les bienfaiteurs, fussent-ils "légiférants" ; des mots qui valent pour ceux d'hier comme pour ceux d'aujourd'hui.
" Il n'y a personne de plus obstiné et de plus dangereux qu'un bienfaiteur. C'est le pire ennemi de l'humanité en ce qu'il n'a qu'un but
quand ce n'est pas de tondre sur la peau des pauvres la laine de l'ambition et de la richesse : énerver l'humanité, l'endormir par des mensonges, puis l'enchaîner, plus nue, par des lois. (...) S'il n'y avait plus de bienfaiteurs, l'humanité pourrait, peut-être, espérer un peu plus de justice et, par conséquent, un peu plus de bonheur. " (14)

C'est bien en effet ce qu'affirme Mirbeau à travers cette mise en cause radicale du pouvoir de l'argent : le primat du bonheur sur le piège de la natalité et de toutes les formes d'exploitation qui en découlent, dans lesquelles nos modernes sociétés continuent de patauger radicalement.
Si comme le constatait le menuisier intelligent évoqué dans 
Dépopulation II, "Les lois sont toujours faites pour les riches contre les pauvres." 15   ce qui semble toujours être le cas, eu égard au désastre social en cours on ne peut  qu'acquiescer lorsqu'il déclare "d'une voix plus forte : Ils sont épatants, ces beaux messieurs... Au lieu de chercher des trucs pour augmenter la population, ils feraient bien mieux d'augmenter le bonheur dans la population... " (15)
Une observation que Mirbeau reprendra de manière plus explicite encore dans Dépopulation IV, un article du 9 décembre 1900 consacré à  l'avortement, lorsqu'il interpellera les "beaux messieurs" et les belles âmes :
" Ne pensez-vous pas qu'il serait plus intéressant, au lieu d'augmenter la population, d'augmenter le bonheur dans la population, et de lui donner, enfin, un peu plus de justice dans un peu plus de joie ? "
(16)


Aux côtés de Paul Robin dont il admirait l'oeuvre pédagogique, qu'il a défendu avec ses moyens d'homme de lettres, de sa plume acérée, incisive si prompte à relever les impostures et à stigmatiser les injustices, Octave Mirbeau est aussi cet homme lucide qui voit se profiler derrière la propagande nataliste de l'époque la fabrique d'enfants qui nourrira les massacres à venir. Tel Paul Robin, en homme sensible et soucieux d'un bonheur inconditionnel pour un être humain conscient, émancipé de tous les pouvoirs, de toutes les formes d'autorité, Octave Mirbeau est à l'avant-garde des combats qui marqueront le XXème siècle : contrôle des naissances, droit à la contraception et à l'avortement. A cet égard il fut comme Paul Robin un précurseur.
Alors que sous toutes ses formes l'obscurantisme gagne de nouveau du terrain, que d'aucuns voudraient revenir sur ces conquêtes sociales, que l'émancipation des consciences est toujours à faire, Mirbeau et Robin sont toujours et plus que jamais, à l'aube du XXIème siècle, des précurseurs.

L. C.

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* souligné par nous


1
 Octave Mirbeau, Cartouche et Loyola, Le Journal, 9 septembre 1894, in "Octave Mirbeau, Combats pour l'enfant", Édition établie, présentée et annotée par Pierre Michel, Vauchrétien, Ivan Davy Éditeur, 1990, p. 139-140.
2  Paul Robin, L'Enseignement intégral, Coll.Volonté Anarchiste, 1992, p. 28.
3  Octave Mirbeau, Sébastien Roch, chapitre 3 du livre premierin op. cit., p.  78.
4  Giacomo Leopardi, Pensées, traduit de l'italien par Joël Gayraud, Paris, Éditions Allia, 2001, p. 9.
5   Octave Mirbeau, Cartouche et Loyola, Le Journal, 9 septembre 1894, in op. cit., p. 140-141.  
6  Paul Robin, cité par Gabriel Giroud in "Paul Robin, sa vie, ses idées, son action", Paris, Éditions G. Mignolet et Storz, 1937, p. 105.
7   Octave Mirbeau, Cartouche et Loyola, Le Journal, 9 septembre 1894, in op. cit., p. 141-142.
8   Id., Cartouche et Loyola, Le Journal, 9 septembre 1894, in ibid., p. 142.
9   Id., L'enfant,  La France,  21 octobre 1895, recueilli dans  Lettres de ma chaumière (novembre 1885) et Contes de la chaumière (janvier 1894), puis dans le tome II des Contes cruels (1990), in ibid., p. 33.
10 Id., Les Abandonnés, L'Écho de Paris, 28 juillet 1890, recueilli dans Les Grimaces  et dans Contes cruels, tome II, in ibid., p. 100.
11 Id., Les Abandonnés, L'Écho de Paris, 28 juillet 1890, recueilli dans Les Grimaces  et dans Contes cruels, tome II, in ibid., p. 106.
12 Id., cité par Pierre Michel in ibid., note 1, p. 195.
13 Id., Dépopulation II, Le Journal, 25 novembre 1900, recueilli dans Les 21 jours d'un neurasthénique (août 1901), in ibid., p. 195 et 198.
14 Id., Dépopulation III, Le Journal, 2 décembre 1900, in ibid., p. 201-202.
15 Id., Dépopulation II, Le Journal, 25 novembre 1900, recueilli dans Les 21 jours d'un neurasthénique (août 1901), in ibid., p. 196 et 199.
16 Id., cité par Pierre Michel in ibid., note 8, p. 205.

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