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« −
Qu'est-ce que tu dois chercher dans la vie ? ...
Le bonheur... Et tu ne peux l'obtenir qu'en exerçant ton
corps, ce qui donne la santé, et en te fourrant dans la
cervelle le moins d'idées possible, car les idées
troublent le repos et vous incitent à des actions inutiles
toujours, toujours douloureuses, et souvent criminelles... Ne pas
sentir ton moi, être une chose insaisissable, fondue dans la
nature, comme se fond dans la mer une goutte d'eau qui tombe du
nuage, tel sera le but de tes efforts... »
Octave Mirbeau
L'Abbé
Jules,
2ème partie, chapitre III,
Oeuvre romanesque, volume 1,
Paris,
Buchet/Chastel-Société Octave Mirbeau, 2000-2001,
p. 470.
« On
a déformé
les fonctions de mon intelligence comme celles de mon corps, et,
à
la place de l'homme naturel, instinctif, gonflé de vie, on a
substitué l'artificiel fantoche, la mécanique
poupée
de civilisation, soufflée d'idéal...
l'idéal
d'où sont nés les banquiers, les
prêtres, les
escrocs, les débauchés, les assassins et les
malheureux... »
Id., ibid.,
p. 471.
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